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Cancer du col de l’utérus à l’origine au Maroc de plus de 3300 nouveaux cas et près de 2500 décès chaque année !!

En ce mois d’AVRIL : mois de la sensibilisation aux infections sexuellement transmissibles qui vise à éduquer et à éliminer la stigmatisation associée aux maladies transmises sexuellement, je tenais à profiter de cette occasion pour rappeler le lien étroit entre l’infection par le HPV (virus du papillome humain qui peut être transmis sexuellement) et le cancer du col de l’utérus.

Cancer à l’origine au Maroc de plus de 3300 nouveaux cas et près de 2500 décès chaque année !!

Pourtant le cancer du col est évitable, aucune femme ne devrait en mourir, grâce à la vaccination, au dépistage et au traitement précoces. Contrairement à la plupart des cancers, la cause principale du cancer du col est bien connue . En effet, 95% de tous les cas sont causés par le papillomavirus humain (HPV) et deux des types HPV16 et HPV18 les plus à risque, sont responsables de près de 70 % de tous les cas. Pourtant, ce cancer reste l’une des principales causes de décès chez les femmes dans le monde, une femme succombant à la maladie toutes les deux minutes.

Il est cependant important de souligner que près de 90 % des décès annuels dus au cancer du col surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur. Sur les 20 pays du monde ayant le fardeau le plus lourd du cancer du col en 2018, 19 étaient en Afrique !

En 2020, 194 pays ont adhéré à la stratégie mondiale de l’OMS ayant pour objectif d’éliminer le cancer du col d’ici 2030.

Cette stratégie consiste en une triple intervention de vaccination, de dépistage/ diagnostic précoces et du traitement adéquat , le plus tôt possible des lésions précancéreuses ou cancéreuses.

Au cœur de cette stratégie se trouvent les objectifs 90-70-90 :

Vacciner 90 % des filles contre le HPV, 70 % des femmes doivent bénéficier d’un dépistage réalisé à l’aide d’un test de haute performance, 90 % des femmes chez qui une maladie du col de l’utérus a été diagnostiquée reçoivent un traitement (90 % des femmes avec des lésions précancéreuses sont traitées ; 90 % des femmes atteintes d’un cancer invasif sont prises en charge).

Ce triple objectif ambitieux ne peut être atteint sans une amélioration significative de la sensibilisation a cette maladie mais également et surtout sans une amélioration significative de la précision du dépistage.

Parmi les solutions proposées , l’amélioration de l’efficacité des laboratoires grace notamment à des solutions numériques fait l’unanimité.

L’objectif in fine est d’augmenter le taux actuel de dépistage pour d’une part identifier les lésions précancéreuses causées par le HPV afin qu’elles puissent être retirées a temps et donc prévenir le développement de cancers invasifs et pour d’autre part détecter les cancers du col de l’utérus à un stade précoce, lorsqu’ils ont une chance d’être traités avec succès.