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Le cancer du col est évitable, faites votre frottis mesdames !

En ce mois de sensibilisation sur le cancer du col de l’utérus, je tenais a faire un zoom sur ce cancer, qui parmi les nombreux types de cancer, est l’un des rares qui soit ÉVITABLE à près de 100 % puisque tous les outils sont aujourd’hui disponibles pour éradiquer cette maladie qui tue plus de 300 000 femmes dans le monde – nos sœurs, mères, collègues et amies – chaque année.

En effet, LE DÉPISTAGE de ce cancer par l’analyse des cellules du col et/ou la réalisation du test HPV-HR, au cours d’un frottis, est, avec LA VACCINATION contre le papillomavirus, le meilleur moyen de lutter contre ce cancer.

Qu’est ce qu’on appelle dépistage ?

Le dépistage est une démarche qui permet de diagnostiquer tôt certains cancers. Il vise à détecter, en l’absence de symptômes, des lésions susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer. On parle ainsi de dépistage lorsqu’on réalise des examens de surveillance alors qu’on se sent a priori en bonne santé.

POURQUOI EST-IL IMPORTANT DE FAIRE RÉGULIÈREMENT LE DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS ?

Les cancers du col de l’utérus sont principalement dus à une infection persistante (d’une durée de 10 à 15 ans) par des virus appelés papillomavirus humains (virus du papillome humain ou HPV, abréviation de human papillomavirus) et transmis par voie sexuelle.

L’infection par un virus HPV est très courante (80 % des adultes ont une infection à HPV au cours de leur vie) et guérit le plus souvent spontanément. Mais dans 10 % des cas, le virus persiste au niveau de la muqueuse du col utérin et s’il s’agit d’un HPV dit « à haut risque », il peut alors provoquer des modifications de l’épithélium du col de l’utérus, appelées lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Le dépistage permet de détecter la présence du virus ou d’anomalies des cellules du col de l’utérus et donc de les traiter avant qu’elles n’évoluent en cancer ou de diagnostiquer des cancers à un stade précoce et ainsi d’améliorer les chances de guérison !

La HAS recommande l’utilisation du test HPV dans la stratégie de dépistage.
Car à la différence de l’examen cytologique, qui s’intéresse à la morphologie des cellules, le test HPV cherche la présence d’ADN du virus HPV à haut risque chez les femmes.

La HAS maintient sa recommandation d’un dépistage chez toutes les femmes de 25 à 65 ans qu’elles soient vaccinées ou non, mais en fait évoluer les modalités pour les femmes de plus de 30 ans. Chez ces dernières, le test HPV remplace l’examen cytologique en première intention.

Pourquoi pas de test HPV avant 30 ans ?

Avant 30 ans, il n’est pas recommandé car les infections à HPV transitoires sont très fréquentes chez les femmes jeunes. Leur détection exposerait de fait à des traitements inappropriés, augmentant ainsi les risques de complications lors de grossesses ultérieures.

En conclusion :


Pour lutter contre le cancer du col de l’utérus de manière globale, il faut mettre en place :

  • une prévention primaire (VACCINATION contre le HPV),
  • une prévention secondaire (DÉPISTAGE et traitement des lésions précancéreuses),
  • une prévention tertiaire (diagnostic et traitement adéquats du cancer du col de l’utérus invasif)