Le premier vaccin ARNm contre le cancer du poumon entre dans la phase ESSAIS CLINIQUES.
Ce vaccin, qui est une première mondiale, est conçu pour cibler le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), qui représente 85 % de tous les cas de cancer du poumon.
Le BNT116 vient d’entamer la phase ESSAIS CLINIQUES dans sept pays, marquant une avancée majeure pour améliorer les taux de survie des patients atteints de ce type de cancer. Le cancer du poumon étant la principale cause de décès liés au cancer à l’échelle mondiale, avec environ 1,8 million de décès chaque année.
L’ESSAI CLINIQUE va évaluer la capacité du vaccin à éliminer non seulement les cellules cancéreuses existantes, mais aussi à prévenir les récidives : un défi récurrent dans le traitement de ce cancer particulièrement pour les patients aux stades avancés où les taux de survie sont très faibles.
Développé par BioNTech, le BNT116 utilise la technologie ARNm pour cibler les cellules cancéreuses. En présentant des marqueurs des tumeurs NSCLC au système immunitaire, le vaccin incite le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules porteuses de ces marqueurs.
Cette approche se concentre donc uniquement sur les cellules cancéreuses, réduisant ainsi les effets secondaires et améliorant la précision du traitement. Les experts estiment que cette nouvelle immunothérapie pourrait constituer une avancée significative dans le traitement du cancer, avec le potentiel de sauver des milliers de vies dans le monde. L’essai prévoit de recruter environ 130 patients, allant des cas précoces aux patients avec une maladie avancée ou récurrente. Le traitement combinera le vaccin avec une immunothérapie, dans l’espoir de renforcer la capacité naturelle du patient à combattre ce cancer et à éviter les récidives.
Vacciner les individus contre leur propre cancer pour prévenir toute récidive est tout simplement révolutionnaire et ouvrira la voie, si les résultats sont concluants, à l’utilisation de ce concept dans le traitement et la prévention d’autres cancer.
Outre le Royaume-Uni, l’essai sera déployé dans quatre autres pays européens : l’Allemagne, l’Espagne, la Pologne et la Hongrie ainsi qu’aux États-Unis et en Turquie qu’il faut féliciter pour avoir eu des sites sélectionnés pour participer à une telle étude…
