Actualité oblige, je vous propose de faire un zoom aujourd’hui sur la Qatar Biobank qui utilise les données des patients pour fournir aux professionnels de la santé toutes les informations nécessaires à la personnalisation des soins.
Elle a été lancée en 2012 pour permettre aux scientifiques locaux de mener des recherches médicales sur les problèmes de santé prévalents au Qatar, comme le diabète, le cancer et l’obésité.
Les patients remplissent des questionnaires médicaux. Leurs échantillons sanguins et d’ADN sont ensuite prélevés et expertisés tous les cinq ans. Cela permet aux scientifiques de constater si les méthodes de prévention fonctionnent.
Un regard tourné vers l’avenir
La Biobank a recueilli des échantillons de plus de 27 000 Qataris et résidents de longue date, mais elle a la capacité de stocker plus de 2 300 000 échantillons. Son travail avec les patients malades du COVID-19 a constitué une étape essentielle pour que les soins de santé locaux et régionaux soient davantage axés sur la prévention.
Plus tôt cette année, le Projet génome Qatar a annoncé un partenariat avec Thermo Fisher Scientific, qui vise à accélérer la recherche génomique et les applications cliniques de la génomique prédictive dans le pays.
Cette biobank contribue à fournir aux médecins et aux pathologistes les bons outils de diagnostic « En effet, cette biobank est considée comme un pilier dans la mise en œuvre de la médecine de précision à Qatar »
Un autre projet d’envergure auxquel la Biobank a contribué est le Projet génome Qatar (QGP), une initiative révolutionnaire de séquençage de génomes. Le QGP a permis de séquencer 32 000 génomes depuis 2015.
Le séquençage des génomes est essentiel pour comprendre la prédisposition d’un individu pour certaines maladies. Il permet d’identifier une mutation ou un gène impliqué dans une maladie et d’établir par exemple le pronostic de maladies génétiques rares.
Le Dr. Said Ismail, directeur du QGP, souligne l’importance de la diversité des informations génomiques : « Jusqu’à présent, nous pouvons dire que plus de 95 % des données disponibles proviennent d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, d’Européens de race blanche. Vous ne pouvez pas prétendre avoir compris le génome humain si vous n’étudiez pas des groupes représentatifs du monde entier ».
La recherche scientifique menée au Qatar – que ce soit dans le domaine de la médecine de précision ou de la génétique – vise à avoir des effets tangibles à long terme. Inspirant !
Source : Euronews