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Un vaccin contre le cancer du sein génère en toute sécurité une immunité anti-tumorale

Vaccin Cancer de sein

Une autre bonne nouvelle concernant la recherche d’un vaccin en cancérologie…

Les résultats de l’étude phase I sponsorisée aux US entre autres par les National Institutes of Health et la société américaine de cancérologie , suggèrent qu’un vaccin pourrait être utilisé pour prévenir ou traiter une forme particulièrement agressive de cancer du sein: le cancer HER2 +

Cette étude de phase I a été conçue pour évaluer l’innocuité d’un vaccin qui cible une protéine appelée récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2) et pour voir s’il va générer une réponse immunitaire à la protéine.

Le vaccin utilisé dans cet essai est un vaccin ADN: il contenait les instructions pour une partie de la protéine HER2 située a l’interieur la cellule tumorale. Cette partie intracellulaire ultilisée est connue pour provoquer les réponses immunitaires cytotoxiques les plus fortes.

Les participants à l’étude ont été divisés en trois groupes, chaque participant recevant trois injections. Un groupe a reçu trois injections à faible dose (10 mcg) du vaccin, un groupe a reçu trois injections avec une dose intermédiaire de 100 mcg, et un groupe, trois injections d’une dose élevée, 500 mcg. Ils ont également reçu le facteur de stimulation des colonies de granulocytes-macrophages (GM-CSF),
: un médicament immunostimulant, qui favorise l’immunité cytotoxique.

Les participants ont ensuite été suivis pendant trois à 13 ans (le suivi médian était de près de 10 ans). Un long suivi était important car la protéine HER2 se trouve sur de nombreux autres types cellulaires. Les chercheurs voulaient s’assurer que la vaccination ne déclencherait pas, au fil du temps, une réponse auto-immune contre d’autres tissus sains porteurs de HER2.

Les résultats ont montré que le vaccin était très sûr », les effets secondaires les plus courants observés chez environ la moitié des patients étaient très similaires à ceux observés avec les vaccins COVID : rougeur et gonflement au niveau du site d’injection, fièvre, frissons et des symptômes pseudo-grippaux. »

Côté efficacité, les résultats de cette étude sont très prometteurs puisque le vaccin expérimental a généré, une forte réponse immunitaire contre la protéine tumorale clé (HER2) . Les résultats de cette recherche de la faculté de médecine de l’Université de Washington à Seattle ont été publiés dans la prestigieuse revue JAMA Oncology.

Bien que l’étude n’ait pas été conçue pour voir si le vaccin pouvait ralentir ou empêcher la progression du cancer, les chercheurs ont noté , vu la durée de suivi importante, que les participantes ont fait beaucoup mieux que ce à quoi on pourrait s’attendre puisque chez des patientes présentant des stades similaires de cancer du sein, la moitié devait déceder dans les 5 ans suivant le traitement….

« Nous suivons ces femmes depuis dix ans et 80% d’entre elles sont toujours en vie », a déclaré le PI de l’étude
La phase II de l’étude est d’ailleurs déja en phase de recrutement

« Si les résultats du nouvel essai de phase II randomisé et contrôlé du vaccin sont positifs, ce sera un signal fort pour nous de passer rapidement à un essai de phase III définitif », .
« J’ai bon espoir que nous soyons sur le point d’avoir un vaccin capable de traiter efficacement les patientes atteintes d’un cancer du sein. » Forte déclaration du principal investigateur de l’étude.

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