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Vaccins contre le cancer: la prochaine grande avancée en matière d’immunothérapie

L’oncologie est aujourd’hui le principal domaine d’intérêt de la 𝗥&𝗗 des grandes sociétés pharmaceutiques avec des dépenses mondiales dans ce domaine qui continuent d’augmenter. Les immunothérapies, en particulier, sont rapidement devenues parmi les produits les plus vendus sur le marché

À la recherche de traitements toujours plus efficaces, l’industrie pharmaceutique s’intéresse désormais aux vaccins contre le cancer, qui, selon les experts, pourraient être plus puissants que d’autres immunothérapies et pourraient même constituer une mesure préventive contre certaines tumeurs malignes !

L’intérêt pour ce domaine augmente donc à mesure que les candidats vaccins entrent dans les phases avancées des 𝗘𝗦𝗦𝗔𝗜𝗦 𝗖𝗟𝗜𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦. C’est donc devenu un domaine très compétitif mais la concurrence dans ce domaine est une bonne chose pour les patients… Cela va permettre aux principaux acteurs de travailler plus dur et plus intelligemment… Chacun examine attentivement ce que fait le concurrent et tous garde cela à l’esprit lorsque ils élaborent leurs plans de développement…

𝗣𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗽𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗮𝗰𝗰𝗶𝗻𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿 :

Les vaccins contre le cancer et les immunothérapies, comme le 𝗯𝗹𝗼𝗰𝗸𝗯𝘂𝘀𝘁𝗲𝗿 P𝗲𝗺𝗯𝗿𝗼𝗹𝗶𝘇𝘂𝗺𝗮𝗯, agissent sur les 𝗰𝗲𝗹𝗹𝘂𝗹𝗲𝘀 𝗧, qui combattent le cancer. La façon dont les inhibiteurs de 𝗣𝗗-𝟭 fonctionnent est qu’ils freinent ces cellules, les vaccins fonctionnent en présentant des antigènes spécifiques de la tumeur au système immunitaire, ce qui active encore plus de 𝗰𝗲𝗹𝗹𝘂𝗹𝗲𝘀 𝗧 antitumorales, permettant potentiellement au pembrolizumab d’avoir un effet plus fort !

Le vaccin de 𝗠𝗲𝗿𝗰𝗸 et 𝗠𝗼𝗱𝗲𝗿𝗻𝗮 est l’un des candidats les plus avancés en développement. 𝗟’𝗔𝗥𝗡𝗺-𝟰𝟭𝟱𝟳/𝗩𝟵𝟰𝟬 est actuellement étudié en tant que traitement combiné avec le 𝗣𝗘𝗠𝗣𝗥𝗢 avec des essais de 𝗣𝗛𝗔𝗦𝗘 𝗜𝗜𝗜 en cours dans le mélanome à haut risque et le cancer du poumon non à petites cellules (𝗡𝗦𝗖𝗟𝗖). Dans les essais de phase IIb sur le mélanome, le traitement combiné a pu réduire le risque de récidive ou de décès de 𝟰𝟵 % par rapport au Pembro seul !

Ce que nous avons vu jusqu’à présent suggère que ces médicaments pourraient être vraiment utiles chez les patients ayant subi une chirurgie contre le cancer et chez lesquels on a pu prévenir des récidives… Il s’agit donc d’une très grande population de patients…

Un autre avantage potentiel de cette approche thérapeutique est que le profil de tolérance est similaire à celui des vaccins standards et donc que nous connaissons très bien : douleur au niveau du site d’injection et légère fièvre, ce qui est largement préférable aux événements indésirables associés à la chimiothérapie…

Ces événements indésirables plus légers pourraient également permettre aux vaccins d’être administrés dans des situations où l’état général du patient ne permet pas d’être exposé à des traitements plus agressifs…

Certains vaccins candidats en cours de développement à un stade intermédiaire ou avancé, comme l’𝗔𝗥𝗡𝗺 développé par 𝗕𝗶𝗼𝗡𝗧𝗲𝗰𝗵 et 𝗥𝗼𝗰𝗵𝗲/𝗚𝗲𝗻𝗲𝗻𝘁𝗲𝗰𝗵, sont testés en association avec une chimiothérapie actuellement en phase II, ce vaccin est administré avec le 𝗧𝗲𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗶𝗾 de 𝗥𝗼𝗰𝗵𝗲 et une chimiothérapie contre le cancer du pancréas.

𝗖𝘂𝗿𝗲𝗩𝗮𝗰 est une autre société développant un portefeuille de vaccins contre le cancer, qui a annoncé en avril qu’elle collaborerait avec 𝗠𝗗 𝗔𝗻𝗱𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻 sur des recherches early stages dans ce domaine.

𝗖𝘂𝗿𝗲𝗩𝗮𝗰 a ainsi développé deux approches : une plateforme « prête à l’emploi » adaptée aux patients atteints de types de cancer spécifiques, et une approche entièrement personnalisée qui serait basée sur le profil génomique tumoral individuel d’un patient donné…

𝗧𝗵𝗲́𝗿𝗮𝗽𝗶𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝘃𝗲 :

Parallèlement aux vaccins thérapeutiques, des recherches sont également en cours pour développer des vaccins préventifs: les premiers sont conçus pour traiter un cancer existant, tandis que les seconds visent à aider le système immunitaire à reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses 𝗔𝗩𝗔𝗡𝗧 qu’elles ne puissent s’implanter dans l’organisme. C’est ainsi que 𝗖𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿 𝗥𝗲𝘀𝗲𝗮𝗿𝗰𝗵 𝗨𝗞 (𝗖𝗥𝗨𝗞) a récemment annoncé qu’elle allait financer des chercheurs de l’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱’𝗢𝘅𝗳𝗼𝗿𝗱, du 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗶𝘀 𝗖𝗿𝗶𝗰𝗸 𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗲 et du 𝗖𝗼𝗹𝗹𝗲𝗴𝗲 𝗼𝗳 𝗟𝗼𝗻𝗱𝗼𝗻 pour développer un vaccin 𝗣𝗥𝗘𝗩𝗘𝗡𝗧𝗜𝗙 contre le cancer du poumon. Cette recherche pourrait donc conduire au 𝗣𝗥𝗘𝗠𝗜𝗘𝗥 vaccin destiné aux personnes présentant un risque élevé de développer la maladie, telles que les fumeurs de 55 à 74 ans (actuels ou ds le passé).

Le 𝘃𝗮𝗰𝗰𝗶𝗻, connu sous le nom de 𝗟𝘂𝗻𝗴𝗩𝗮𝘅, est basé sur la même technologie que celle utilisée dans le vaccin 𝗖𝗢𝗩𝗜𝗗-𝟭𝟵…

Juste incroyable !!